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Communiqué.


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L'association a adressé une lettre aux 600 prêtres du diocèse de Lyon
21 Avril 2016 : De nombreux prêtres assurent déjà par courrier privé leur soutien à l'action de l'association. Dans cette lettre envoyée mardi 19 avril, "La Parole Libérée" demande aux prêtres du diocèse de manifester leur solidarité avec leur action et de rompre l'omerta, ceci notamment lors de la réunion prévue le 25 avril à laquelle ils ont tous été invités par Monseigneur Barbarin.
COURRIER_PRETRES.pdf
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Éléments de réflexion


La Conférence des Évêques de France a accouché d'une souris

Hier, le 12 avril 2016, trois mois jour pour jour après la conférence de presse de « La Parole Libérée » (la date a-t-elle été soufflée par l'agence de communication Vae Solis Corporate engagée par le diocèse de Lyon?), la Conférence des Évêques de France, au terme de 2 jours de réunion, a accouché d'une souris là où l'on était en droit d'attendre l'annonce de mesures fortes et novatrices, empreintes d’honnêteté, de vérité, de transparence, d’une réelle compassion pour les victimes mais aussi d'intransigeance pour les prêtres pédophiles.

Au lieu de cela, en effet, les mesures avancées, pour certaines, sentent le réchauffé, pour d’autres, semblent bien ternes, voire sans intérêt.

Certes, sur le papier, la liste des actions proposées peut sembler constituer un ensemble cohérent, mais seulement pour qui est ignorant des moyens déjà à la disposition de nos évêques.

Ainsi les cellules d'écoute - dont on annonce une mise en place généralisée - existent déjà dans certains diocèses, et ce, sans avoir prouvé leur efficacité. Souvenons-nous, par exemple, que dans l'Archidiocèse de Lyon, l'action d'une telle cellule a simplement abouti à ce que le père Preynat et l'une de ses victimes récitent un Notre Père en se tenant par la main, sans qu'une parole d'excuse, sans qu'une demande de pardon ne soit formulée par l'intéressé.

Ainsi la prise en compte des "cas anciens" qui loin d'être une nouveauté est prévue par le Droit Canon, puisque ce dernier permet qu'un évêque puisse requérir de passer outre la prescription pour des faits de pédophilie.

Ainsi les mesures conservatoires qui ne sont que l'expression du bon sens le plus basique. Comment concevoir, en effet, qu'un prêtre suspecté d'actes de pédophilie puisse rester au contact d'enfants, alors même que le Droit Canon invite sa hiérarchie (1) à le conduire à se dénoncer aux autorités judiciaires, (2) à proposer aux victimes de porter plainte, (3) enfin, à le dénoncer, si aucun des deux premiers verrous n’a été refermé?

Que penser de l'absence de mesures portant l'accent sur le "dépistage" des penchants pédophiles des futurs prêtres ?

Que dire, enfin, de l'absence de mesures en matière de soin et de suivi des prêtres pédophiles ?

Pour ne rien vous cacher, nous nous étions réjouis de savoir que la CEF se réunissait, attendant avec une certaine impatience, une réaction en phase avec les insuffisances que nous avions pointées dans le cadre de « l’affaire Preynat ».

Nous ne pouvons, hélas !, être satisfaits des propositions faites hier par la conférence épiscopale.

En effet, ce que nous attendions de la part de la CEF en termes de lutte contre ce fléau destructeur, autant pour les victimes que pour la crédibilité même de l’Église, plus que la mise en place de cellules, de commissions et d’autres grands principes ou effets de manches, c'était qu’il soit dit de manière claire et forte, que les hommes qui dirigent les diocèses doivent simplement faire preuve de volonté en matière de lutte contre la pédophilie. Car ces hommes, se voient conférés par le Droit Canon depuis maintenant 15 ans les pouvoirs suffisants en matière de combat contre la pédophilie. Oui : il leur suffit en fait de vouloir les utiliser.

Rappelons qu’un évêque « est l’incarnation de son Église. » *

D’un tel homme, investi de ses missions par le Pape, nous sommes en droit d’attendre discernement, lucidité et courage. Des vertus cardinales qui doivent présider à ses prises de décisions.

Des vertus cardinales, que les commissions, les cellules, les sites internet, les numéros verts ne remplaceront jamais.

C’est pourquoi, il est incompréhensible que l'arsenal juridique aujourd'hui à disposition des évêques paraisse encore nécessiter à leurs yeux la mise en œuvre de mesurettes telles celles présentées hier, alors qu’il n’est en fait question que de volonté.

Une volonté dont certains évêques ont très bien su faire montre en prenant leur responsabilité, face à la problématique de la pédophilie.

C’est pourquoi, à nos yeux, la CEF n’a pas voulu tirer les bonnes conclusions des dysfonctionnements apparus lors du traitement de certaines affaires de pédophilie.

Ces conclusions sont à nos yeux des plus claires : il est de la responsabilité de chaque évêque de traiter les cas de pédophilie survenant dans son diocèse et ce en utilisant toutes les armes mises à leur disposition par le Droit Canon et dans le respect des lois de la République.

A titre d’exemples, il nous aurait semblé pertinent que la CEF souligne avec force les propos du cardinal O’Malley, président de la Commission pontificale pour la protection des mineurs, qui a réaffirmé que les évêques devaient dénoncer à la justice toute suspicion d’abus sexuels : « au-delà des contraintes juridiques, ils assumeront leur devoir moral de signaler aux autorités judiciaires en charge de la protection sociale tout mauvais traitement, même présumé ».

Ou encore, ceux du Pape François lorsqu’il expliquait qu’«un évêque qui se limite à changer de paroisse un prêtre pédophile est un inconscient. La meilleure chose qui lui reste à faire, c’est de présenter sa démission».

Ceci aurait eu pour conséquence de replacer les évêques face à leurs responsabilités en espérant les conduire à faire preuve de courage, si besoin est.

Pour nous les choses devraient aujourd’hui être claires (clarito, comme dirait vraisemblablement le Pape François…), or elles ne le sont toujours pas.

Une nouvelle déception pour des victimes qui étaient en droit d’attendre un peu plus de la réunion de la conférence épiscopale qui se fixe comme mission de réfléchir « sur des sujets sociétaux, sociaux, éthiques, etc. [et qui est] au service de l’Église catholique en France et de la société française.»

Pierre FONTANARI pour «La Parole Libérée»

* http://www.eglise.catholique.fr/conference-des-eveques-de-france/

Journées annuelles de l'AVREF


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Invitation aux adhérents et sympathisants AVREF
Journées annuelles qui se tiendront les samedi 16 et dimanche 17 avril prochains, centre ISTINA 45, rue de la Glacière à Paris 13ème .
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Signez notre pétition !


Donnons le Temps aux victimes d'obtenir justice !

Plus de 110 000 soutiens à ce jour !

On en parle à l'assemblée nationale.

La Parole Libérée et Séverine Mayer auteure du livre : "La parole"

vous invitent à signer notre pétition commune

 

Nous vous invitons aussi à lire notre dossier complet dans l'onglet : L'imprescriptibilité

Communiqué!


Le 6 Avril 2016.

« La Parole Libérée » se voit dans l'obligation de réagir avec une très vive émotion aux propos de Monseigneur Stanislas Lalanne, prononcés ce mardi 5 avril sur l'antenne de RCF dans l'émission "Le temps de le dire".

En effet, à plusieurs reprises, l’évêque de Pontoise, qui est également responsable de la cellule de veille de l’Eglise contre la pédophilie ( !) a notamment refusé d’assimiler la pédophilie à un péché.


Florilège...

« Ce que nous disons (....) c’est que la pédophilie est un mal. Est-ce que c'est un péché ? Je ne saurais le dire ».

Puis après qu'une auditrice, très certainement victime, ait elle-même qualifiée ces actes barbares de « péché mortel », il récidive : « Oui c'est un mal profond. Est-ce que c'est un péché ? C'est différent selon les individus. On ne peut généraliser (sic!)».

Enfin, lorsque, au terme de l’émission, on lui demande ce que l'Eglise doit faire face aux prêtres pédophiles, il propose :

- réduction à l'état de laïc ;

- ministère sans contact avec des enfants.

Indispensable, certes, mais non suffisant, puisque cette réponse évacue le traitement judiciaire des faits, de même que la prise en charge des victimes. Comme si mettre un mouchoir sur les actes commis pouvait suffire.

 

Quelques heures plus tard, présent sur le plateau de l’émission d’Yves Calvi « C dans l’air » (France 5), il complétera sa réponse en accentuant longuement sur le fait que les deux mesures préconisées n’empêchaient pas les prêtres pédophiles de le rester et qu’il fallait encore réfléchir quant aux solutions à proposer. De même qu’il affirmera, de façon appuyée, que les victimes, même très longtemps après les faits, devaient pouvoir trouver une oreille attentive auprès de l’Eglise.

Peut-être les communicants engagés à grands frais par le Diocèse de Lyon avaient-ils corrigé la copie de l’évêque ?

Ce qui est certain c’est que ces derniers ne manquent pas de travail tant la communication de l’Eglise de France est empreinte de maladresses et d’amateurisme.

Après le fameux « Grâce à Dieu ! Les faits sont prescrits ! » de Mgr Barbarin, les propos de Mgr Lalanne résonnent à nouveau de manière violente et dégradante pour les victimes d'actes de pédophilie. 

Que la tolérance zéro prônée par la Pape François semble loin, tout comme les mesures de fermeté décidées par la Conférence des Evêques de France au début des années 2000 !

Qu’il est difficile de percevoir au travers de ces propos la référence morale que l’Eglise se doit d’incarner pour la société !

A toutes les victimes nous assurons notre profonde compassion et promettons d'être les ambassadeurs de leurs silences.

"La Parole Libérée"

Ouverture du livre d'or


Le 2 Avril 2016. Ouverture sur le site d'un livre d'or destiné à recueillir vos témoignages ou vos réactions suite à la visite de notre site. C'est un espace de libre expression modéré et accessible sans inscription.

Si vous souhaitez débattre, faire des appels à témoins, rechercher d'autres victimes d'un même agresseur, parler avec d'autres victimes... c'est sur le forum qu'il convient de vous inscrire.

Ouverture du Forum


 Le 15 Mars 2016. Un lieu unique d'échange et de partage. Idéal pour les appels à témoins.

Pour le mode d'emploi et pour vous rendre sur le forum, cliquez ici :